Publié par Zelaurent le vendredi 23 janvier 2009 à 11:59 dans Live
C’est facile de faire des titres accrocheurs et apocalyptiques. Erick Schonfeld c’est d’ailleurs amusé à écrire « The Day Live Web Video Streaming Failed Us» dans les colonnes du Washington Post et de Techcrunch. Diffusé en direct sur Hulu, Ustream, CNN.com et bien d’autres sites Web, le discours d’investiture de Barack Obama à souffert de quelques coupures à cause du nombre exceptionnellement d’internautes connectés. Pour Erick Schonfeld, c’est la preuve qu’Internet ne peut pas concurrencer la TV.
Pour moi, il se met le doigt dans l’oeil et devrait renverser la problématique. Cet immense succès est la preuve d’une attente considérable des consommateurs pour ce type de diffusion live en ligne. L’interactivité permise par Internet (cf. CNN/Facebook) répond également à un besoin d’interaction et de participation qui n’est pas permis par le vieux poste de télévision. La limite technique n’existe pas vraiment, et si le marché est là, le financement arrivera forcément.
Je m’étonne que Techcrunch envoie de telles critiques sur le live streaming. Peut-être par jalousie, car ils n’avaient rien prévu pour le coup.
Publié par Zelaurent le mardi 20 janvier 2009 à 06:00 dans Politique
Si vous n’avez pas donné vos 5$ à Obama pour gagner un billet pour l’histoire, vous n’aurez pas la chance de vous retrouver en classe VIP à Washington pour l’investiture du 44e président des États-Unis d’Amérique. Heureusement, Internet est là pour vous permettre de suivre l’événement en direct et en vidéo.
Il y avait les Jeux Olympiques et la Coupe du Monde de Soccer comme événements interplanétaires. Maintenant, il va y avoir l’accès au trône du «chef du monde libre». Des milliers de caméras vont être tournés vers Barack Obama et sa femme Michelle pour capter ce moment historique. Internet, qui a déjà joué un rôle crucial dans cette campagne électorale, va nous offrir aujourd’hui un point de vue unique sur la cérémonie d’inauguration.
Dans la pléiade de sites Web qui offrent une couverture vidéo de l’événement, CNN est certainement celui qui est le plus complet, et le plus créatif. Grâce à un partenariat avec Facebook, vous pourrez voir les commentaires de vos amis en même temps que la vidéo.
Ce n’est pas de la vidéo, mais l’initiative est quand même à souligner pour son innovation. Avec la technologie Photosynth du Live Labs de Microsoft, CNN propose The Moment, un rendu 3D de la cérémonie en récupérant les photos prises par les personnes présentes et envoyées par Internet. Il suffirait de 20 images pour avoir un rendu 3D à 360°.
Enfin, Qik a créé un événement pour agréger les vidéos live diffusées sur sa plateforme. Il y a l’heure actuelle 23 personnes inscrites. Quand vous aurez fini de regarder le live des prédictions technologiques de Deloitte, vous pourrez regarder tranquillement Obama lever la main sur la bible pour demander à Dieu de protéger l’Amérique… et de ne pas s’occuper des autres pays !
Publié par Zelaurent le dimanche 11 janvier 2009 à 12:00 dans buzz
C’est dimanche, jour du Seigneur pour certains, jour du repos pour les autres. Le sujet du jour sera plus court, mais pas forcément plus léger. Ce n’est pas la Chanson du dimanche (à écouter absolument), mais la vidéo du dimanche. Je ne vous parlerai pas d’Obama, qui arrive en haut du classement des vidéos Web les plus virales, comme à chaque semaine. Alors que je ne touche quasiment plus à Windows, c’est de Microsoft qu’il est question aujourd’hui, plus précisément de Songsmith, son logiciel de musique pour les nuls. Nous sommes loin des vidéos maison à la Google, ni de l’humour branché d’Apple. Mais, l’univers familial Disneyland de cette vidéo à un certain charme. Surtout, il fait parler de Microsoft. Pour le coût, c’est réussi.
Publié par Zelaurent le jeudi 08 janvier 2009 à 17:21 dans Live, Mobile
Je viens de faire une rencontre improbable en sortant du métro Pie iX. Il s’agit de l’équipe de « Join the Wave» , projet initié par la société Pixman, qui récupère à travers le monde des vidéos d’encouragement pour l’accession d’Obama à la présidence des États-Unis le 20 janvier prochain. Équipé de mon iPhone, j’ai partagé cet événement en live sur Qik.
Surfant sur la vague Obama, Pixman inaugure ce soir le site Internet www.JointheWave.com (apparemmentVDL2 est en arrière). Jusqu’au 20 janvier, jour, où Obama rentre à la Maison Blanche, des Pixaman vont capter des vidéos de badauds faisant la vague pour le nouveau président démocrate.
Je trouve l’idée fantastique. C’est tout à fait dans l’esprit de la communication d’Obama, même si c’est une initiative privée. Comme me l’indiquait Alexis sur Twitter, C’est dommage qu’il n’est pas intégré une alerte Twitter. Mais, comme le site n’est pas encore officiellement lancé, peut-être aurons-nous une surprise de ce côté.
J’ai cherché largement sur le Web pour trouver des informations sur Join the Wave, le site jointhewave.com, ou même le slogan « Together Let’s Welcome Obama« . Je n’ai rien trouvé, mis à part la vidéo que je viens de tourner. D’ailleurs, je vous laisse regarder ma rencontre avec ce que j’avais pris pour un extraterrestre :
Publié par Zelaurent le mardi 06 janvier 2009 à 14:59 dans Social Media
Je ne commencerais pas avec une bonne résolution, car la meilleure a déjà été prise. Par contre, je souhaite revenir sur une prédiction qui a l’air de trouver l’unanimité. Twitter rentrerait dans les habitudes du grand public en 2009. Je n’y crois pas une seconde !
Comme toutes les semaines, j’écoute l’excellent podcast de Bruno Guglielminetti. Cette semaine, deux des plus respectables experts du Web au Québec étaient invités pour donner leurs prédictions de nouvel an. Malgré l’amitié que j’ai pour Michelle Blanc et Philipe Le Roux, Twitter ne percera jamais dans le grand public en l’état actuel.
Conne Delicious, Twitter est un outil de veille parfait pour les professionnels du Web que nous sommes. Je le trouve également très utile dans une stratégie de marketing social. Je l’utilise quotidiennement pour faire la promotion de mes services.
Même si ma mère envoie parfois des SMS sur son téléphone mobile, je ne la voie pas en 2009 se brancher sur Twitter pour raconter quel ce qu’elle va mettre dans sa ratatouille (la meilleure au monde), et pour converser avec Loic Lemeur des dernières tendances du Le Web.
Oui, Facebook est le grand succès des réseaux sociaux. Mais, ça ne veut pas dire que tout ce qui permet de changer son statut va cartonner dans la maison de madame et monsieur tout le monde. On peut essayer de le vendre à un client que la planète va suivre ses 140 caractères sur Twitter. Mais, ça s’arrête là.
Le Twitter que nous connaissons aujourd’hui a du mal à trouver un plan d’affaires. D’ailleurs, qui sait comment ils vont gagner de l’argent ? Twitter va-t-il passer 2009 sans se faire racheter ? C’est peut-être le mieux qu’il puisse arriver à ce service. À la rigueur, intégré à un Facebook ou à un Google App, Twitter pourrait dépasser le cercle très fermé des early marketeux du Web .
Vous croyez vraiment voir Twitter chez votre mère en 2009 ?
Publié par Zelaurent le dimanche 04 janvier 2009 à 10:12 dans Politique
À 16 jours de son entrée à la Maison Blanche, Barack Obama continue sa stratégie autour des médias sociaux en lançant l’opération « Your Ticket To History« . Les Américains sont invités à donner quelques dollars en ligne pour financer l’inauguration du président élu. À partir d’un don de 5$, vous pouvez être tiré au sort pour vous retrouver à Washington D.C. le 20 janvier au côté de Barack Obama et de son Vice-Président Joe Biden.
Je dis Bravo à Obama et ses conseillers. Alors qu’il a été élu à une large majorité, et alors qu’il pourrait se laisser tranquillement porter jusqu’au bureau ovale, Barack Hussein Obama accentue de plus belle l’utilisation du Web marketing social. Depuis son élection, le président élu des États-Unis diffuse chaque semaine sur Youtube une allocution au peuple américain et son blogue est animé quotidiennement par son équipe.
L’opération la plus marquante de l’équipe Obama est certainement le site Change.gov, « Le bureau du président élu» . Dans un esprit très Facebook, s’entremêle communication officielle, discussion sur ce que devrait être la prochaine administration Obama et centre de recrutement pour cette dernière. Pour moi, l’élément le plus marquant de ce site est d’avoir placé le blogue au dessus de la salle de presse dans la section « Newsroom» . Le message est clair « On communique en premier avec vous, ensuite avec les médias« .
Obama a créé un lien émotionnel fort avec ses électeurs, qu’il entretient grâce à Internet. Il y aurait peut-être une leçon à en tirer pour nos élus au Québec et au Canada. Y a-t-il un politique dans la salle ?
Comme promis, voici la présentation que j’ai donné lors de de la conférence Webcom du 12 novembre « ReMix Marketing Vidéo : Du blender à Obama, la Web video comme outil incontournable de la communication Web» . Les pages sont volontairement épurées, car ce qui se disait dans la salle était plus important que ce qui se voyait sur l’écran.
Du blender à Obama, la Web video comme outil incontournable de la communication Web
La Web vidéo a ses propres règles, on ne communique pas de la même manière sur le petit et sur le grand écran. Du blender à Obama, nous vous proposons de décortiquer les grands principes de la communication en vidéo sur le Web, d’étudier les différentes utilisations et bénéfices que les compagnies peuvent en retirer, et enfin nous ferons un tour des solutions d’avenir de la vidéo en ligne.
Prerequis
* Garantit sans 2.0
* 1% maximum de statistiques
* Creative Commons
Publié par Zelaurent le mercredi 21 novembre 2007 à 03:03 dans Politique
L’année dernière à la même époque, Fluctuat.net se demandait si la présidentielle se jouerait sur Dailymotion. Aujourd’hui, la question ne se pose plus. En politique, l’image est roi et Internet est son royaume. Certains regretteront que la forme a pris le dessus sur le fond. Mais ce phénomène n’est hélas pas nouveau, car 2000 ans auparavant les Romains faisaient déjà les mêmes mercuriales envers Cicéron.
Dans le domaine politique, la vidéo sur Internet recouvre plus d’un avantage. En plus d’être facilement diffusable, elle bénéficie d’un retour sur investissement très appréciable. Combien faudrait-il de capsules publicitaires sur les chaînes de télévision pour couvrir l’audience d’Internet ?!
D’après l’expérience des initiatives de Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama, nous pouvons établir au moins 7 principes de bases pour réussir sa Web TV politique :
1. Mettez l’accent sur l’accessibilité
Pour reprendre une référence de Wikipédia, l’accessibilité du Web, c’est, selon Tim Berners-Lee, directeur du W3C et inventeur du World Wide Web : « Mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales. »
Une Web TV politique ne sert à rien si elle exclut une partie de la population. L’utilisation de services comme ReadSpeaker et readOn vont dans le sens d’un accès plus large de l’information Avantage non négligeable, les sites Web qui mettent l’accès sur l’accessibilité améliorent dans le même temps leur référencement.
2. Choisir une plateforme vidéo ouverte
Plateforme ouverte ou professionnelle ? Tout dépend de l’axe de communication. Dans le cas d’un homme politique qui cherche par définition à représenter le maximum de citoyen, un site de partage de vidéo semble être plus approprié.
La seule faiblesse d’une plateforme ouverte comme Brightcove réside dans le lecteur lui même. Dans le cas de BarckTV, il n’y a pas de texte qui accompagne chaque vidéo, ou plutôt celui-ci n’est pas visible des moteurs de recherche. C’est encore le défaut de la vidéo dont l’optimisation pour la recherche est délaissée.
Pour vous aider à faire votre choix, consultez le tableau comparatif des plateformes réalisé par TechChrunch. Il n’est pas exhaustif et mériterait d’être mis à jour, mais il vous donnera une bonne idée de ce qui existe actuellement.
3. Démultipliez les formats et proposez plusieurs qualités de diffusion
Donnez plus de confort à votre auditoire en lui permettant de consulter vos vidéos dans le format qu’il préfère (QuickTime pour Mac, WindowsMedia pour Windowd, ogg pour Linux). Le format de prédilection reste bien évidemment Flash, qui a l’avantage de se trouver sur plus de 99% des ordinateurs connectés à Internet.
Toujours dans le sans de plus d’accessibilité, offrez plusieurs qualités de diffusion de vos vidéos. Les publicités de Mac sur le site d’Apple donnent un excellent exemple de ce qu’il faut faire. Les 4 formats offerts (Smal, Medium, Large et HD) correspondent finalement à plusieurs niveaux de connexion Internet. Les électeurs de la Gaspésie qui roule en basse vitesse doivent aussi bien accéder au contenu que ceux de Montréal qui foncent en haut débit.
4. Abusez des plateformes de médias sociaux
Vous êtes présent sur Youtube ? Faites de même avec Dailymotion, Blip.TV, MySpace, Facebook… et si vous êtes au Québec, mettez vos vidéos sur TonClip, TonTuyeau, Espace Canoë, etc. Autant toucher un auditoire local. Mettez de l’avant votre présence sur les différentes plateformes. Ne rendez pas votre public captif de votre site. S’il préfère consulter vos vidéos sur Youtube, laissez les faire.
Profitez à plein du Web 2.0 et des communautés en ligne. Participez à ces communautés en interagissant avec eux. Faites un espace de commentaire, voir des forums en ligne et soyez présent. Les internautes doivent ressentir que vous êtes derrière l’écran.
5. Différenciez-vous de la télévision et diversifiez les contenus
Le grand public a déjà la télévision, ce n’est pas la peine de lui resservir les mêmes plats réchauffés sur Internet. Proposez du contenu exclusif, qui incitera les blogueurs à les reprendre. Variez les interventions et SVP stoppez les monologues autoglorifiant en plan fixe devant la caméra.
Un homme politique, c’est toute une équipe à ses côtés. Mettez-les de l’avant. Expliquez comment s’organise une campagne électorale. Transgressez les codes et n’hésitez pas à dégrafer la cravate, pour montrer qu’il y a un(e) homme/femme derrière la bête de scène.
6. Ajoutez des textes à vos vidéos & jouez la synergie
Les images expriment beaucoup de choses, mais elles ne disent pas tout. Accompagnez vos vidéos d’un texte qui d’un côté reprend des mots clés de l’intervention et de l’autre qui apporte un plus avec une réflexion, des informations sur les personnes, etc. Effet non négligeable de ces textes, ils permettront de mieux référencer vos vidéos.
Mettez en place des stratégies croisées avec vos événements pour lancer par exemple un appel en vidéo pour une prochaine rencontre. La WebTV n’est pas une fin en soi, elle doit s’intégrer dans une stratégie globale de communication électronique. La vidéo doit trouver sa place au sein d’un site Internet qui apportera plus d’information, avec des blogues et une partie plus institutionnelle.
7. Réagissez rapidement
Vous ne produisez pas un magazine mensuel, vous êtes sur le Web ! Rappelez-vous que nous sommes à l’ère de l’information instannée. Ne vous laissez pas déborder par l’actualité et mettez en place un planning rédactionnel pour promouvoir en premier votre contenu sur le Web.
Il existe deux autres points complémentaires, qui restent encore discutables.
Le premier concerne l’évolution technologique, et surtout l’évolution de la consommation de vidéo en ligne. Avec l’augmentation des débits de connexion à Internet, la taille des vidéos sur le Web ne cesse d’augmenter. Les podcast téléchargeables permettent aujourd’hui de dépasser les limites imposées par les sites Internet. iTunes, Joost et Miro permettent de partager du contenu en HD (version Web: 1280×720). Pour préparer l’avenir, il serait bon de garder un oeil sur ces technologies.
Le Web 2.0 vient avec sa cohorte de termes abscons. L’un des plus répandus est l’User Generated Content (UGP), pour contenu généré par l’utilisateur. Par exemple, dans Youtube les vidéos sont produites et mises en ligne par les internautes. La valeur se crée quasiment toute seule. Le rêve !
Comme Martin Luther King, certains responsables politiques rêvent également que leur campagne soit générée automatiquement par leurs électeurs/partisans. Donna Bogatin décrit justement la stratégie engagée par BarackTV et HillaryTV de bataille de l’User Generated Politcs (UGP). Les électeurs prendraient possession de la campagne électorale. C’est du moins le discours des candidats. Le contenu vidéo de leur Web TV respective prouve que nous ne sommes pas encore à ce stade de participation.
Rendez-vous en 2008 pour voir les résultats des vidéos élections politiques.
Publié par Zelaurent le mardi 20 novembre 2007 à 00:12 dans Politique
Le petit gars d’Hawaï a lâché les planches pour surfer sur le Web. Candidat démocrate à l’investiture pour les présidentielles Américaines de 2008, Barack Hussein Obama apporte beaucoup de fraîcheur avec son style et ses idées. Son site Internet se devait de refléter cet état d’esprit. BarackTV est au coeur de la stratégie Web du candidat, qui fait une grande place au développement de communautés en ligne.
Choix technique
BarackTV a retenu les services de Brightcove. Concurrent de Youtube et autres Dailynotion, la société originaire de Cambrigde propose des solutions de publication et de monétisation de vidéos en ligne.
À l’image de Blip.TV ou Stage6, Brightcove met l’accent sur la qualité de l’image et sur la création de chaînes TV Internet personnalisables. Dans le cas présent, l’intégration de la solution de Brightcove se fait de façon transparente.
Ce qui frappe le plus en arrivant sur BarackTV, c’est la taille de la vidéo. Obama nous offre du grand écran de qualité (format 4/3) avec un démarrage rapide des vidéos. Rapide, mais pas automatique, à l’inverse de PR TV et Webcameron qui nous impose la lecture de leur vidéo dès le chargement de la page.
Pour la version Espagnole de sa TV Internet, Obama utilise la solution « Project ReadOn» de sous-titrage, ou plutôt de transcription des vidéos. Une fenêtre s’ouvre au-dessus du lecteur vidéo pour faire apparaître une traduction espagnole des interventions d’Obama. BarackTV est un des premiers à avoir créé un partenariat avec Project ReadOn.
Le Style
BarackTV joue clairement à l’américaine : un héros, une belle histoire, une musique de cinéma, des enfants, des regards touchants… nous avons tout pour faire une affiche de rêve. Les vidéos des conférences, entrevues de Barack Obama et de ses supportes sont réglés comme du papier à musique. Le style est presque trop parfait et manque un peu de spontanéité.
Dans son discours, Barack Obama indique qu’il n’y a pas d’Amérique noir, pas d’Amérique blanc, pas d’Amérique latino… mais qu’il n’y a que les États-Unis d’Amérique. Pourtant, la Web TV d’Obama est à l’image du conventionnalisme américain. Il y a une place pour les femmes, une pour les étudiants, les enfants et surtout une partie entièrement en Espagnole.
Médias sociaux
En faisant le choix d’une plateforme connu et utilisé du grand public (Brightcove), contrairement à une solution professionnelle (Yacast et CastUP), BarackTV se positionne comme un média proche des internautes (du peuple), avec les mêmes codes de communication.
Avec Brightcove, BarackTV bénéficie également d’une expertise du partage de vidéos. Tous les outils de promotion en ligne sont présents : envoyer par courriel, code pour insertion dans un site/blogue, flux RSS… et la possibilité de bloguer directement la vidéo que l’on a sous ses yeux.
Au pied de la page d’accueil de barackobama.com nous apercevons la liste des liens vers les sites communautaires (Facebook, MySpace, Youtube, Flickr, etc.). C’est dommage que ces liens ne soient pas présents sur l’ensemble du site. Dans BarackTV, il est par exemple impossible de retrouver la chaine Youtube d’Obama. Il faut passer par le menu du lecteur vidéo pour avoir le flux RSS du podcast de Brightcove. C’est un peu fastidieux comme manipulation.
Comme Nicolas Sarkozy a son Loic Le Meur, nous pourrions parier que Barack Obama a son Tim O’Reilly, le père du Web 2.0. Avec le site du candidat républicain, nous entrons directement dans la campagne électorale 2.0.
Pour Fred Wilson et Donna Bogatin, Barack Obama serait même allé trop loin dans l’utilisation des médias riches et des communautés en ligne. Trop de Web2 tue le Web2 ? C’est vrai que tous les internautes ne sont pas au fait des derniers outils technos du Web. Mais, laissons-leur au moins la chance d’essayer de se les approprier.
Publié par Zelaurent le vendredi 16 novembre 2007 à 03:03 dans Politique
Comment les hommes politiques, tels Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama, abordent-ils la vidéo en ligne dans leur campagne électorale ?
Web, Vidéo et Politique : Introduction
2007 est définitivement l’année de la vidéo sur le Web pour la politique. Depuis les années 80, l’image avait déjà pris une grande importance dans les débats politiques. Les budgets de campagne étaient alors complètement engloutis en spots publicitaires télévisés.
Ces dernières années, Internet a radicalement changé la donne. Les plateformes de diffusion de vidéos en ligne à la Youtube ont poussé comme des champignons sur la toile. Les appareils photo numériques, les caméras vidéo et les téléphones mobiles permettent aujourd’hui de quadriller la vie politique et de diffuser ces images instantanément aux quatre coins du globe.
La politique n’a pas résisté à cette vague numérique. Avec plus ou moins de mal, elle s’est adaptée à ce nouveau média. Les crédits alloués au Web ont explosé et chacun y va maintenant de son espace numérique dédié. Youtube a senti la bonne affaire arriver en créant Citizentube, un vlog dédié à la politique.
Pour les élections présidentielles françaises, le candidat de droite avait créé sa chaîne NSTV (Nicolas Sarkozy TV), devenu PRTV depuis son arrivée à l’Élysée. Dans le camp opposé, Ségolène Royale vivait de façon abrupte le pouvoir de l’image avec une vidéo où on voit la candidate socialiste sous-entendre que les professeurs devraient travailler plus.
Les hommes politiques anglais ne sont pas en reste sur l’utilisation de la vidéo en ligne. Au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy, Tony Blair, alors Premier Ministre d’Angleterre, fait parvenir ses félicitations à son homologue français par l’intermédiaire d’une vidéo sur Youtube (en français et en anglais). La blanche Albion héberge également Webcameron, le vidéoblogue du conservateur David Cameron.
Depuis quelques mois, Youtube propose également au public américain d’utiliser son réseau pour poser des questions en vidéo directement aux candidats à la présidence des États-Unis. Chemin faisant, les candidats ont fourbi leurs armes et proposent quasiment tous une chaîne dédiée sur Youtube. Barack Obama est particulièrement en pointe, avec un site de campagne orienté Web 2.0 où la vidéo prend toute sa place (BarackTV).
Chacun à leur manière, Nicolas Sarkozy, Barrack Obama et David Cameron utilisent la Web TV pour faire passer leur message. Dans les jours à venir, je vous propose de voir ce qui fait la particularité de cette nouvelle génération de chaînes de télévision politique. Avant de commencer ce comparatif, il faut noter une différence entre ces trois sites : PRV est la chaîne d’un président élu, alors que BarackTV et Webcameron sont les vitrines de deux hommes politiques en (future) campagne.