Après ma visite à Ottawa pour l’annonce du budget fédéral 2010, Stephen Harper, le premier ministre du Canada, m’a invité pour une entrevue avec lui. Je vous propose de visionner la vidéo qui résume notre discussion, qui portait essentiellement sur l’avenir de l’économie numérique et de ses entrepreneurs au Canada.
Pour comprendre le contexte de cette vidéo, il faut se référer à l’annonce d’hier sur le blogue de Youtube concernant une opération de communication politique de Stephen Harper. Le premier ministre du Canada nous propose d’écouter et de répondre nos questions/préoccupations.
Dans un magnifique élan de transparence, et dans l’esprit de Citizentube, le gouvernement utilise Youtube pour sa communication, la plateforme de partage vidéo en ligne la plus populaire au monde. Vous Canadadiens avez la possibilité de voter pour les questions les plus pertinentes. Le 16 mars 2010, Stephen Harper devrait logiquement répondre à celles qui arrivent en tête.
Je vous invite à participer à Talk Canada. Rassurez-vous, il n’est pas obligatoire de publier une vidéo. Votre question peut être posée en 250 caractères. Si comme moi vous rédigez votre prose en français, elle sera rapidement traduite dans la langue de Shakespear/Stephen Harper par les modérateurs de l’opération. Par contre, je remarque que l’inverse n’est pas vrai (English to French).
J’ai hâte de voir le résultat le 16 mars, pour déterminer si c’est plus qu’une opération de communication/séduction. Les journalistes canadiens devraient essayer de s’y connecter. Peut-être auront-ils plus de chance d’avoir des réponses à leur question.
Le gouvernement fédéral du Canada annonce aujourd’hui la teneur de son budget 2010. Pour l’occasion, j’ai le plaisir de diffuser en direct à 18h00 sur Ustream les réactions des experts de Deloitte.
Si je vous en parle, c’est bien évidemment pour faire la promotion de l’événement d’un de mes meilleurs clients. C’est aussi pour souligner la position (re)marquée de John Ruffolo, associé chez Deloitte, qui explique simplement le parcours du Canada de ces dernières années, qui avance à reculons en soutenant une économie du XIXe siècle basée sur les matières premières (pétrole et minerais), alors que le pays devrait miser sur les services et l’innovation.
J’avoue avoir été interpellé au moment de filmer cette entrevue avec John, car il exprime exactement mes sentiments. Au moment où la planète prend un immense virage numérique et écologique, j’ai l’impression que le Canada mise sur le mauvais cheval, peut-être celui qui court le plus vite aujourd’hui, mais qui certainement celui qui fera une crise cardiaque avant la fin du siècle.
Habituellement, je suis beaucoup plus excité par les nouveaux outils de communication que par la politique fiscale du pays. Force est de constater que les décisions prisent à Ottawa ont un impact sur mon activité. Comment pourrais-je persuader mes clients d’investir dans les médias sociaux et le marketing mobile si les consommateurs ont des accès Internet et cellulaire dignes des pays d’Afrique les moins développés?
Dire que le Canada doit investir dans l’innovation n’est pas un choix politique, mais bien un acte civique si l’on souhaite être encore compétitif dans une économie mondialisée de plus en plus concurrentielle.
Je vous donne rendez-vous ce soir à 18h00 en direct sur Ustream et TheFutureOfTax.ca pour voir si le gouvernement canadien veut enfin entrer dans le XXIe siècle.
Quand on fait du marketing Internet, c’est bon d’aller voir au-delà de l’écran de son ordinateur. Après vérification, il semble que la majorité des agences de publicité au Canada soient passées à côté du mobile. Preuve à l’appui, voici le visage de ces agences qui ont perdu le sans fil de la communication.
Ça sert à quoi un mobile?
Si le Web est le parent pauvre des agences de publicité, le mobile est carrément au niveau de la misère. Demandez à réaliser une campagne média pour votre compagnie, et vous aurez une belle pub à la TV, radio, presse et sur les panneaux qui polluent le bord de nos routes.
Certains chiffrent font mal: 1,4 milliard de téléviseurs à travers la planète pour 4 milliards de téléphones cellulaires. Est-ce à dire que le mobile reçoit 3 fois plus d’investissement publicitaire que la télévision?
La consultation Internet sur mobile est grandissante grâce à des téléphones qui deviennent intelligents. L’Internet mobile représente 2,7 heures par jour aux États-Unis. En 2009, 25% des cellulaires étaient des smartphones, en 2010 ils représenteront une vente sur deux. iPhone ou Android, tout le monde s’y met, même Motorola et sa vingtaine de nouveaux téléphones cellulaires intelligents.
Comme il était inconcevable de ne pas avoir de présence Web dans les années 2000, être absent du mobile en 2010 devient quasiment suicidaire. Sans même parler d’application iPhone, les compagnies, et leurs agences, doivent prendre conscience qu’ils font de l’Internet, et par conséquent s’adapter à l’ensemble des écrans : ordinateur, mobile et bientôt TV.
Le talon d’Achille des branchés de la pub
Pour l’exercice, j’ai navigué avec mon iPhone sur 31 sites Web d’agences de publicité au Canada, certaines sont affiliées. Sur la page d’accueil, j’ai simplement fait une capture d’écran pour rendre compte de l’accessibilité mobile de ces compagnies. J’ai ensuite envoyé ces images sur mon compte Flickr dans mon dossier «Mobile Agence Pub Canada».
Quand j’ai diffusé il y a 2 semaines la première capture d’écran pour témoigner de ma découverte, l’ami Jean Julien s’est ému que j’en parle tout haut, comme si s’était un sujet tabou. En l’occurrence, SidLee n’était pas spécialement visé, puisque nombre de ses concurrents en sont au même point.
Je ne trouve pas si choquant qu’une agence de pub ne comprenne rien au mobile. On ne peut pas être bon partout. C’est pour cette raison que j’aime à travailler avec les meilleurs pour mes projets. Par exemple, il m’a paru évident de faire réaliser mon blogue par Laurent Lasalle et de référencer Sylvain Grand’Maison pour la production de podcast audio pour Deloitte.
Les bons points et les bonnets d’âne
Les BONS points reviennent à Touché ! PHD et Nurun qui offrent une version complète de leur site pour mobile. Pour la première agence, j’ai reconnu le plugin WPTouch pour Wordpress qui facilite grandement la tâche. Nurun y est allé sur un développement plus personnel.
La deuxième catégorie est composée des agences qui offrent une alternative HTML à leur animation d’accueil en Flash, ou tout simplement un site entièrement en HTML. La plus réussie est sans conteste celle d’Ogilvy. Sur iPhone, on retrouve les mêmes effets que sur la version Flash. Je me demande même ce qu’apporte de plus le Flash dans ce cas précis. Cloudraker et Provokat se distinguent également par un site assez agréable à consulter sur son smartphone.
Les BONS derniers du classement sont toutes ces agences de pub qui ADORENT le Flash. À tel point qu’elles sont prêtent à s’aliéner une partie conséquente des internautes. Je préfère ne pas donner de noms pour vous laisser le plaisir de les découvrir par vous-même.
Depuis deux semaines, RDI n’est plus en direct sur le Web pour « faciliter ses discussions avec les câblodistributeurs ». Comme le souligne l’ami Yan Thériault, il s’agit d’un réel manque de vision. C’est surtout une belle façon de se tirer une balle dans le pied à l’heure où Apple veut nous apporter la télévision directement par iTunes.
La chronique du mort annoncée
Comme certains amis le savent, j’étais très occupé cette semaine avec l’arrivée d’une nouvelle personne dans la famille. J’ai passé trois jours à l’hôpital. On ne peut pas dire qu’il y ait beaucoup de distraction. Heureusement, j’avais mon ordinateur portable et mon iPhone. Les deux combinés, j’ai pu mettre la TV dans notre chambre exiguë de Ste-Justine.
Je me suis précipité sur le site de Radio Canada pour voir les nouvelles que diffuse RDI. Oh stupéfaction, un so(m)bre message m’indique que RDI n’est plus diffusé en direct sur le Web. Je dois me rabattre sur les émissions enregistrées.
Le lendemain, j’apprends par l’entremise de Cyberpresse que «La Société Radio-Canada (SRC) a pris cette décision afin de faciliter ses discussions avec les câblodistributeurs». En parallèle, Yan Thériault publie une vidéo qui résume à la perfection mon sentiment.
Le Jurassic Park de la télé
Dans le paysage audiovisuel québécois, RDI est la chaîne que je consulte le plus. Tout d’abord, il y a d’excellents journalistes que j’apprécie, comme Louis Lemieux qui fait mes fins de semaine, et Philippe Marcoux ma semaine. Ensuite, c’est une chaîne d’un groupe de télévision public qui me rend fier de payer des impôts.
Une nouvelle fois, ils vont à l’encontre de leurs intérêts en voulant revenir 10 ans en arrière. Hulu, Netflix, et maintenant Apple redéfinit la télévision et la manière de la consommer. Internet, les ordinateurs et les iPhone de ce monde ne vont pas disparaître. Il va bien falloir que les câblodistributeurs se fassent une raison et s’adapte. Le temps des dinosaures et révolu!
Pour la deuxième année, j’ai le plaisir de participer à l’organisation du PodCamp Montréal. C’est également pour moi l’occasion de remonter sur les planches pour présenter une conférence sur les secrets du podcasting vidéo.
Dans ma session podcast vidéo 101, le dimanche 20 septembre à 11h00 juste après l’ami Dominic Arpin, je vous propose de partager les bonnes pratiques pour réussir simplement et efficacement son émission vidéo en ligne. Vous verrez qu’en 2009 le Web est vraiment un média puissant et surtout très accessible.
Finalement, c’est peut-être aussi simple que je vous en glisse deux mots en vidéo :
Calin Rovinescu, PDG d’Air Canada, vient de diffuser une vidéo sur Youtube pour expliquer la restructuration que vit l’entreprise aérienne. L’élan d’ouverture conversationnelle fait hélas place à une communication à sens unique.
Il ne m’a pas fallu 30 secondes pour être déçu. Le titre était pourtant prometteur. Avec un « The Conversation Continues: Moving Ahead », je m’attendais à un échange avec le PDG d’Air Canada. Au final, je me retrouve avec un communiqué de presse vidéo lu à la lettre près.
Le mieux est l’ennemie du bien
Priscille Leblanc, V-P Communications d’Air Canada, souhaitait sans doute bien faire en réalisant cette vidéo. Le cadrage, l’enregsitrement en HD, la lumière, l’ambiance feutrée du bureau du chef, tout était là pour donner une belle image. À vrai dire, c’est parfait pour une vidéo diffusée en interne, par exemple devant le conseil d’administration.
Malheureusement, quand on va sur Youtube, il faut en accepter les règles. La première est d’offrir un contenu différent pour qu’il se propage largement. Sans tomber dans un épisode de Wayne’s World, le ton devrait être plus décontracté et le discours moins écris.
Une conversation à sens unique
Une autre règle importante dans les médias sociaux, est de rentrer dans la conversation si l’on veut être entendu. Les outils offerts par Youtube sont pour ça extraordinaires. Il est possible d’engager le public, que se soit avec l’espace commentaire, le système de notation ou encore l’exportation de vidéos (embed).
Air Canada a désactivé l’ensemble des fonctions sociales de Youtube. Ce faisant, la compagnie canadienne envoie le message qu’elle ne veut pas recevoir de critiques des internautes. C’est d’ailleurs l’argument qui revient régulièrement avec mes clients. Comme j’aime à le répéter, c’est sûr que si vous n’ouvrez pas les commentaires, ils vont garder leurs critiques avec eux… c’est sûr !
Un résultat décevant
Le résultat ne se fait pas attendre. Les visionnements vont de 71 à 473 sur la chaîne Youtube française d’Air Canada, et de 586 à 4 177 sur la version anglaise. Je pense que l’article de Canoë a largement bénéficié au succès de la version anglaise sur lequel il pointait. Ces chiffres sont bas, car les vidéos restent difficiles à trouver et tout autant ardues à partager.
Il ne suffit pas d’ouvrir un compte Twitter ou de publier une vidéo sur Youtube pour transformer du jour au lendemain une compagnie en reine des médias sociaux. Le public Internet est éduqué et il connaît certainement mieux ces outils que la majorité des directeurs communication/marketing de ce monde. Après tout, on ne peut être bon partout. Autant faire appel à des spécialistes
Titulaire d'une M.Sc. en Marketing, Laurent Maisonnave sévit depuis une dizaine d'années dans l'univers du marketing Web et des nouvelles technologies, et il est l’un des influenceurs Web les plus renommés au Québec1 et au Canada2.
Avec une expérience professionnelle riche développée en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord, il bénéficie d'une vision globale de l'évolution de la communication Web à l'international. Président de l'organisme Île sans fil et co-organisateur de PodCamp Montréal, il participe activement à plusieurs groupes technologiques professionnels montréalais.
Laurent Maisonnave est Président de Ze Agence, une compagnie d’avant-garde dans le domaine du Social Media Marketing et de la Vidéo Internet. À la fine pointe des technologies, Ze Agence est l’affût des dernières tendances pour offrir la meilleure expertise en communication et en marketing Web.
Laurent est également Président d'Île sans fil, un organisme à but non lucratif québécois qui a développé une technologie novatrice qui lui permet de se positionner comme chef de file incontesté dans le domaine des services d'accès à Internet sans fil gratuit.
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