Publié par Zelaurent le vendredi 26 juin 2009 à 06:44 dans Futur, Social Media
Le concept de startup de la fin des années 90 avait consacré l’entreprise instantanée, qui devait se revendre avant même de s’être construit. Nous avons vécu alors l’éclatement de la bulle Internet en temps réel. Depuis, le concept a fait son chemin et a gagné en maturité. Wired lui consacre la une de son édition de juin : La nouvelle nouvelle économie, plus de startups, moins de géants et une infinité d’opportunités. Mais, ces opportunités ne sont pas restreintes au domaine des nouvelles technologies. Toutes les entreprises peuvent bénéficier cette fluidité de l’information. Encore faut-il connaître son fonctionnement.
Dans son article « Beyong Detroit« , Charles C. Mann définit dans les colonnes de Wired le nouveau modèle économique des constructeurs automobiles américains. Le « Top-Down System» ferait place au cycle de l’innovation. Les fournisseurs serait libres de faire les pièces détachées qu’ils souhaitent, et le constructeur choisirais les plus performantes à intégrer dans ses modèles. Dans ce schéma, où les entreprises échange d’égal à égal.
L’espace numérique est une immense opportunité pour l’entreprise qui comprends la façon de parler des internautes. En renversant la communication classique de « Un émetteur, l’entreprise => Message => Un récepteur, le consommateur/client» vers une interaction continue où nous sommes tous émetteur et récepteur, l’entreprise s’assure un flux d’information qui lui permet de s’adapter plus rapidement aux besoins de ses clients.
Les médias sociaux, comme Facebook, Youtube ou Twitter ne servent pas uniquement de canal publicitaire pour vanter les mérites d’un produit. Ce sont surtout des réseaux privilégiés pour engager la conversation avec ses consommateurs.
Attention ! Toutes les entreprises n’ont pas forcément à gagner dans cette gargantuesque communication sociale. Comme j’aime à le répéter, il ne faut pas promettre une chose que l’on ne peut tenir. En allant sur Twitter, vous envoyez le message que vous pouvez être contacter à n’importe quel moment. Si aucune réponse n’est envoyée après 48h00, vous risquez de vous attirer les foudres de la twitosphère, qui n’accepte pas que l’on triche avec elle.
Le risque peut-être grand pour une entreprise qui travaille depuis des années avec une communication orchestré à la virgule. Soit, elle va répéter le même style de communication, en dictant mot pour mot ce qui doit être dit sur les médias sociaux. Dans ce cas, le rendez-vous avec le public ne se fera pas. Dans une situation extrême, la communication peut partir dans tous les sens, avec des messages confus et contradictoire. À ce moment-là, c’est l’image de l’entreprise qui risque d’être ternie.
En conclusion, nous devons accepter de vivre dans une société qui promeut l’immédiateté, tout en se préservant des excès et en se dotant de bonnes ressources humaines et d’une stratégie pour en tirer le meilleur.
N’hésitez pas à prendre le temps de rédiger un commentaire, car ce blogue est encore un espace où l’on peut prendre son temps pour échanger.
Guide en 4 étapes pour survivre au Web en temps réel
Publié par Zelaurent le jeudi 30 avril 2009 à 07:45 dans Internet TV
Une nouvelle étude du cabinet Accenture vient confirmer l’éclatement de l’audience vidéo, autant sur les chaînes de télévision que sur les supports de diffusion. La bonne nouvelle est que globalement les consommateurs regardent davantage de vidéos et sont prêts à payer pour ça. Seulement, les modèles d’affaires de la vidéo doivent évoluer.
Accentute a interrogé plus de 13 000 consommateurs sur 13 pays à travers le monde. L’étude porte sur la diffusion de programmes vidéo et comment les personnes s’adaptent aux nouvelles manières de diffuser le contenu et aux nouvelles plateformes.
Plus de vidéos sur plus de plateformes
La fragmentation du marché s’accentue avec les années. 40% regardent plus de 6 chaînes de télévision, alors qu’ils n’étaient que 35% en 2008. Dans le même temps, le nombre de personnes indiquant vouloir regarder leur programme TV sur un PC ou un mobile a crû de 13 points pour arriver à 74% en 2009 pour l’ordinateur et 45% pour le mobile. Autant dire que c’est devenu très grand public.
De nouvelles habitudes de consommation
L’étude démontre une différence de consommation de la vidéo dans les pays en voie de développement (Brésil, Mexique et Malaisie). Tout âge confondu, ceux-ci sont 3 fois plus friands de contenu sur PC ou sur mobile par rapport aux pays de l’ouest (États-Unis, Allemagne et Angleterre).
Une tranche d’âge fait exception à l’ouest. Les moins de 25 ans sont tous aussi adepte des technologies. L’explication viendrait des habitudes prises par ses différents publics. Comme le choix de contenu vidéo est plus large dans les pays de l’ouest, les consommateurs ont déjà pris leur habitude sur les différentes chaînes de télévision. Alors que le manque de choix dans les pays en voie de développement les pousse directement à adopter les nouvelles technologies. Quant à la jeune génération, elle épouse directement les technologies qui ont grandi avec elle.
Au final, le public est de plus en plus exigeant et attend que le contenu soit offert partout où il est. Que ce soit sur ordinateur ou son téléphone mobile, qui est quasiment une seconde peau. Par ailleurs, 73% des consommateurs sont fidèles à leur programme et se disent prêts à changer de chaîne ou de support pour retrouver leur émission favorites.
Adapter le modèle d’affaires
Le grand perdant de cette révolution numérique est le contenu vidéo sur support physique. La vente de DVD devrait reculer de 6% en 2009. Je ne parle même pas du Blu-Ray qui fait une carrière inexistante. Le contenu à la demande ou en téléchargement serait également en perte de vitesse, autant sur PC que sur mobile.
Le salut viendrait de l’abonnement, pour lequel les consommateurs sont prêts à dépenser de l’argent (49%). Ils sont 25% à attendre un forfait mensuel illimité. Ces chiffres confirment la tendance de l’étude de TDG sur les modèles d’affaires payants pour la vidéo Internet.
Enfin, 40% des consommateurs acceptent de regarder la publicité pour pouvoir suivre leur programme préféré. Le chiffre monte à 55% pour la population la plus jeune. C’est d’ailleurs le modèle retenu par Hulu, qui diffuse sur le Web séries TV et films hollywoodiens en échange de pauses publicitaires, comme on peut retrouver sur le petit écran traditionnel.
Des opportunités pour le marketing de niche
En conclusion, les médias traditionnels peuvent prendre peur à la vue de ces chiffres. Leur modèle de diffusion de masse est clairement remis en question. Leur modèle de revenu également. Il va devenir de plus en plus difficile pour eux de vendre une couverture publicitaire très large, car leur audience se disperse inexorablement.
Je vois là une superbe opportunité pour le marketing de niche. Tout le monde ne vend pas des yaourts et ne souhaite pas atteindre 99% de la population. La majorité des entreprises ont besoin de communication ciblée. Les programmes vidéo diffusés sur Internet et sur mobile permettent un ciblage ultra précis, tant au niveau géographique que du sociotype. Si j’étais un annonceur, je me réjouirais de savoir que l’argent que je vais investir en publicité touchera uniquement ceux à qui mon message est destiné. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme… surtout avec les modèles d’affaires.
Dans ces conditions, pourquoi les compagnies n’utilisent-elles pas davantage la vidéo en ligne ? Je vois trois raisons à la faiblesse de l’utilisation de la vidéo dans les stratégies de communication et marketing sur le Web :
1. Les grandes agences ne le recommandent pas, car ça ne coûte pas assez cher. Étant donné qu’elles prennent une côte (%) sur toutes les productions, elles ont plus de bénéfices à vendre une publicité à la TV, qu’une campagne de promotion vidéo sur le Web. CQFD !
2. Les plus petites agences ne le recommandent pas, car ça coute trop cher. Elles doivent se battre pour imposer leurs prestations, et ont peur que la vidéo sur le Web grève leur budget.
3. Finalement, c’est avant tout une méconnaissance du sujet et du potentiel de marché qui fait encore aujourd’hui hésiter les agences à avoir recours à de telles stratégies.
Si je travaille à résoudre quotidiennement le point numéro 3, j’avoue que pour les deux premiers points, les agences devront se prendre en main, de gré ou de force, car leur clients n’attendrons pas 107 ans.
Par contre, pour les plus novateurs, je serais heureux de les conseillerpourtirer le meilleur parti de la vidéo en ligne dans une stratégie de marketing Web efficace (pub!).
Publié par Zelaurent le dimanche 18 janvier 2009 à 17:30 dans buzz
Le Flash mob débarque en musique en plein cœur de la Liverpool Street Station à Londres. Après les multiples mobilisations éclair popularisées par le groupe new-yorkais Improve Everywhere, il fallait bien qu’une marque s’approprie ce type d’événement pour sa propre communication. L’agence Satchi & Statchi est à l’origine de « Dance« , une publicité réalisée pour l’opérateur allemand T-Mobile. Cette vidéo reprend tous les codes du flash mob, avec un grand lieu public, la foule qui participe, les caméras cachées et la stupeur des personnes présentes.
Publié par Zelaurent le lundi 08 décembre 2008 à 14:46 dans Hypervidéo
Pour la conférence WebÉducation du 4 décembre, j’ai inauguré le principe d’Hyper-Vidéo, qui me trotte dans la tête depuis un an. C’est en quelque sorte l’avenir de la vidéo Internet que j’ai balayée, avec quelques applications clés qui vont marquer la communication électronique de ces prochaines années.
De la réalité augmentée à la vidéo augmentée
À ce jour, les informations sur les vidéos diffusées sur Internet sont assez limitées : durée, taille, commentaires & popularité. Nous savons finalement peu de chose sur le vécu du spectateur Web, sans parler de l’interactivité qui est quasi nulle.
Comme les documents PDF qui intègrent des hyperliens, des vidéos et maintenant des images en 3D, la vidéo en ligne est amenée à se transformer, à s’enrichir. L’arrivée de services innovants nous donne une idée de ce que pourrait être cette expérience vidéo augmentée pour ouvrir enfin une 4e dimension .
Là où les bases de données et les hyperliens démultiplient l’information et les connexions, même en ligne la vidéo reste dans un format des plus statique et ne profite pas réellement du pouvoir multimédia d’Internet.
En 2005, alors Youtube venait tout juste de naître, j’avais proposé d’utiliser la vidéo sur le Web pour faire la promotion des startup de la région pour laquelle je travaillais. Le développement économique local a toujours été pour moi une préoccupation. Il me paraissait évident que les outils de communication électronique pouvaient faciliter mon travail. Hélas, je n’avais reçu à l’époque que moqueries et quolibets, accompagné d’un discours du style « La vidéo sur le Web, ça ne marchera jamais» .
Je dois reconnaître qu’il y a 3 ans, les outils n’étaient pas très professionnels, et les usages pas encore développés. Cependant , cette expérience m’a permis de mieux appréhender les nouvelles tendances de communication et marketing Web, que je peux aujourd’hui appliquer pour mes clients.
Prévoir l’avenir, c’est tout simplement étudier les usages émergents et voir ce qu’ils pourraient apporter dans notre futur quotidien. C’est tout simplement prendre un temps d’avance sur la concurrence, et mieux prévoir ses investissements. Et c’est ce que je vous propose en développant 4 principes de l’Hyper-Vidéo.
Hyper-Vidéo : Principes de la vidéo Web augmentée ou l’ère de la vidéo 4D
Publié par Zelaurent le mercredi 03 décembre 2008 à 09:13 dans Conférence, Hypervidéo
Pour la deuxième année consécutive, j’aurais l’honneur de donner une conférence à Québec à l’occasion de la journée-rencontre WebÉducation. Pour l’ensemble des spécialistes du Web du gouvernement du Québec, je vais présenter une vision prospective de l’utilisation de la vidéo sur le Web.
Pour ce WebÉducation spécial vidéo en ligne, les webmestres et spécialistes en communication du gouvernement du Québec auront droit à 4 experts du domaine :
- Christian Aubry : Pourquoi et quand la vidéo sur Internet?
- Denis Martel : La vidéo sur Internet : une panoplie d’approches, d’outils et de technologies
- Manuel Angelini : Anatomie d’une diffusion en direct sur Internet (webdiffusion)
- Laurent Maisonnave (moi-même) : Hyper-vidéo : Quel avenir sur le Web pour ce média innovant ?
Je diffuserais la semaine prochaine mon document de présentation de cette conférence, accompagné d’une série d’articles qui reprendra mes réflexions sur l’Hyper-Vidéo.
Comme promis, voici la présentation que j’ai donné lors de de la conférence Webcom du 12 novembre « ReMix Marketing Vidéo : Du blender à Obama, la Web video comme outil incontournable de la communication Web» . Les pages sont volontairement épurées, car ce qui se disait dans la salle était plus important que ce qui se voyait sur l’écran.
Du blender à Obama, la Web video comme outil incontournable de la communication Web
La Web vidéo a ses propres règles, on ne communique pas de la même manière sur le petit et sur le grand écran. Du blender à Obama, nous vous proposons de décortiquer les grands principes de la communication en vidéo sur le Web, d’étudier les différentes utilisations et bénéfices que les compagnies peuvent en retirer, et enfin nous ferons un tour des solutions d’avenir de la vidéo en ligne.
Prerequis
* Garantit sans 2.0
* 1% maximum de statistiques
* Creative Commons
Publié par Zelaurent le vendredi 24 octobre 2008 à 09:23 dans Divers
En rentrant de PodMtl hier soir, je vois ma femme attristée qui me sort «Ton Wired me dit que le blogue est mort. Que vais-je faire du mien ?». Wired n’est pas le premier à annoncer le dépassement du blogue, qui ne serait plus la saveur de l’année. C’est finalement une excellente nouvelle.
Un peu d’histoire
Pour reprendre un exercice cher à mon ami Christian Aubry, je vais faire un peu d’histoire. Au début, il y avait la presse. Chacun pouvait imprimer et distribuer son journal pour raconter sa vie, ses passions et les dernières nouvelles du quartier. Un siècle auparavant, il pouvait fleurir des centaines de feuilles de chou dans les grandes villes.
La sélection naturelle et économique faisant le reste, nous ne trouvons aujourd’hui plus qu’une dizaine de journaux, tenus en majorité par de grands groupes de médias.
La radio libre a vécu le même phénomène. Les pirates des ondes s’exprimait sur tout et n’importe quoi, souvent a l’origine de révolution culturelle et politique. Puis, les radios sont rentrées dans le rang à coût de rachats successifs.
Le blogue n’est plus tendance
Dans son article pour Wired, Paul Boutin annonce fièrement la fin du blogue, le disant remplacé par Flickr, Twitter et Facebook (pourtant en déclin). Il constate qu’un blogue n’assure plus la première page dans Google. Les Washington Post, Fox News et compagnie monopolisent les premiers résultats pour renvoyer les blogues personnels dans les oubliettes du Web.
Pourquoi doit-on se réjouir ? Depuis le temps qu’on entendait dire que le blogue n’était que pour des adolescents boutonneux, ça fait du bien de le voir récupérer par de grands groupes. Le blogue rentre finalement dans la normalité, et accède au rang de média traditionnel.
Je suis heureux
Je pourrais poursuivre avec la vidéo sur le Web. Avec l’arrivée de Youtube en 2005, les entreprises voyaient la vidéo en ligne comme une suite de bébé qui rit et de chats qui jouent du piano. Les stratégent en communication n’imaginaient pas un jour utiliser cet outil pour faite la promotion de leur compagnie. Aujourd’hui, tout le monde veut sa chaîne Youtube. Même la conformisteRadio Canada s’y est mise.
C’est donc une excellente chose que ces outils de communication Web ne soient plus réservés à une élite de uber geek, pour rentrer enfin dans la normalité de l’entreprise lambda. Je peux vous assurer que ça facilite mes affaires.
Par Presse Citron interposé, l’ami Éric me fait découvrir « Speed Starting Up Video« , une initiative de la compagnie de radiotéléphone SFR. Celle-ci prouve qu’avec une utilisation intelligente de la vidéo en ligne et une bonne dose d’humour, on peut transformer un simple concours d’entreprise en une opération de communication réussie.
« Speed Starting Up Video» est un speed dating (en français dans le texte) pour faire découvrir des entreprises innovantes. L’inscription est gratuite et ouverte à toutes compagnies… résidentes en France.
Quelques clics après avoir ouvert son dossier, il est offert de laisser une courte vidéo pour présenter son projet en respectant les quatre étapes capitales suivantes : * Règle n°1 : Soyez concis et évitez les détails techniques
* Règle n°2 : Mentionnez les chiffres clés
* Règle n°3 : Mettez en avant votre équipe
* Règle n°4 : Une conclusion efficace et positive est essentielle
SFR utilise la plateforme open source Kaltura pour héberger ses vidéos. C’est l’occasion de (re)découvrir une plateforme libre très puissante, qui permet notamment l’édition de vidéo en ligne.
En conclusion, je résumerais l’opération de SFR par ces 3 mots : simple, efficace et innovant. Comme quoi, une entreprise n’a pas besoin d’en faire des tonnes pour utiliser la vidéo sur le Web de façon pertinente. J’ajoute cette étude de cas dans ma petite liste des succès de la vidéo corporative.