Par Presse Citron interposé, l’ami Éric me fait découvrir « Speed Starting Up Video« , une initiative de la compagnie de radiotéléphone SFR. Celle-ci prouve qu’avec une utilisation intelligente de la vidéo en ligne et une bonne dose d’humour, on peut transformer un simple concours d’entreprise en une opération de communication réussie.
« Speed Starting Up Video» est un speed dating (en français dans le texte) pour faire découvrir des entreprises innovantes. L’inscription est gratuite et ouverte à toutes compagnies… résidentes en France.
Quelques clics après avoir ouvert son dossier, il est offert de laisser une courte vidéo pour présenter son projet en respectant les quatre étapes capitales suivantes : * Règle n°1 : Soyez concis et évitez les détails techniques
* Règle n°2 : Mentionnez les chiffres clés
* Règle n°3 : Mettez en avant votre équipe
* Règle n°4 : Une conclusion efficace et positive est essentielle
SFR utilise la plateforme open source Kaltura pour héberger ses vidéos. C’est l’occasion de (re)découvrir une plateforme libre très puissante, qui permet notamment l’édition de vidéo en ligne.
En conclusion, je résumerais l’opération de SFR par ces 3 mots : simple, efficace et innovant. Comme quoi, une entreprise n’a pas besoin d’en faire des tonnes pour utiliser la vidéo sur le Web de façon pertinente. J’ajoute cette étude de cas dans ma petite liste des succès de la vidéo corporative.
Quand un sujet arrive dans les médias, c’est qu’il est déjà trop tard pour en parler. Twitter a fait les honneurs de 2 journaux québécois la semaine dernière, avec un article dans Les Affaires et un autre de Alain McKenna dans La Presse. J’ai eu le plaisir d’être interviewé sur le sujet par ce dernier.
Quand je lis le blogue de mes amis, je pense qu’il n’y a plus grand-chose à ajouter sur Twitter, l’outil de microblogging par excellence. Mais, comme Alain McKenna m’a posé la question, je ne pouvais le décevoir.
Je ne vais pas vous refaire l’article d’Alain qui vulgarise assez bien le phénomène Twitter. Ce qui m’a marqué le plus, c’est une question que les journalistes posent souvent à propos des nouveaux outils de communication Web (aka 2.0) : Citez-moi des entreprises québécoises/canadiennes qui les utilisent ?
Je vous avoue que la réponse commence généralement par un grand moment de silence. Après avoir cité les Obama, Dell et autre CNN, il est difficile de trouver des références 100% du cru. Il y a pourtant des médias comme Radio Canada et Canoë qui s’y essayent. Michelle Blanc a aussi listé les politiques qui ont des comptes Twitter.
Grâce à ma moitié qui représente les hôtels Fairmont, j’ai appris qu’ils avaient ouvert un compte Twitter (@fairmonthotels). Malgré des investissements internationaux, Fairmont reste canadien avec un siège à Toronto. Voici enfin l’exemple d’une compagnie du pays qui utilise Twitter.
Quand on y regarde de plus prêt, on s’aperçoit que toutes ses entreprises/politiques/organisations gardent leur vieux réflexe de communication unilatérale. Le test est assez simple, envoyez un message @nomdelorganisation et attendez une réponse. Résultat : 99% de chance de ne pas avoir de retour.
Si vous n’avez pas le temps ou les moyens de communiquer avec ces outils, la meilleure chose pour ne pas se faire montrer du doigt est certainement de s’abstenir. Car si le Web est puissant, il peut s’avérer aussi casse-gueule.