Publié par Zelaurent le lundi 22 juin 2009 à 11:08 dans Social Media
Le Web en temps réel est encore une belle traduction de l’anglais. Le Real Time Web signifie l’immédiateté de l’information, en opposition à ce qu’on pourrait appeler une information asynchrone. Certains commencent à l’appeler le flux ou encore le Web 3.0. Quel que soit son nom, le temps réel est sans nul doute le nouvel eldorado du Web. Alors que les médias sociaux commencent tout juste à rentrer dans les stratégies marketing, la question est maintenant de savoir comment l’entreprise va survivre dans ce nuage d’information instantanée.
Voici la première partie d’un guide en 4 étapes pour survivre au Web en temps réel.
L’appel du 18 juin 1940 par le Général de Gaulle est l’un des premiers événements en temps réel vécu par une large population. À l’époque, les familles se retrouvaient autour du poste radiophonique, qui trônait dans le salon, pour écouter fébrilement les paroles de celui qui devint le libérateur, puis le président de la France.
Des années plus tard, c’est également une guerre qui consacra le temps réel de l’information. Pendant le conflit irakien de 1991, CNN diffusait au coeur de la guerre, une caméra quasiment accrochait aux bombes. Nous semblions tous vivre l’événement en direct.
Si des millions de personnes se retrouvent tous les jours pour regarder le même journal télévisé, ce n’est finalement qu’un simulacre de temps réel, puisque l’information a subi plusieurs filtres avant d’être diffusée au grand public.
Internet permet de s’affranchir de ces filtres. Nous sommes aujourd’hui capables d’avoir l’information et de la diffuser en même temps que les journalistes, avec toutes les dérives que cela comporte. En effet, tout le monde n’a pas la connaissance ou le recul nécessaire pour juger objectivement une information. Mes amis de la presse ne pourront pas me contredire sur ce sujet.
Guide en 4 étapes pour survivre au Web en temps réel
Publié par Zelaurent le lundi 27 avril 2009 à 10:55 dans Internet TV
Alors que les câblodistributeurs défendent bec et ongle leur poule aux d’or, le Web grignote inexorablement des parts de marché à la télévision conventionnelle. Si les consommateurs du petit écran sont prêts à débourser mensuellement plusieurs dizaines de dollars pour leur programmes favoris, auront-ils le même réflexe payant pour regarder de la vidéo par Internet ? Une récente étude de The Diffusion Group tend à dire que oui.
Avant tout, il faut préciser que je parle de contenu vidéo que l’on retrouve habituellement à la TV, séries, émissions ou films, en opposition au contenu généré par l’utilisateur (UGC) qui représente plus de 90% du Web.
Selon l’étude de TDG, les résultats sont plus que probants :
* 48% sont prêts à dépenser jusqu’à 10$ en plus de leur abonnement TV mensuel
* 12% payeraient jusqu’à 15$ par mois
* 7% dépenseraient 20$ et plus par mois.
TDG estime que 29% des abonnées à Internet par le câble sont prêts à dépenser 10$ en plus par mois pour avoir le plaisir de regarder la TV sur leur ordinateur. Pour Comcast, qui a 4,35 millions d’abonnés Internet et qui esttrès intéressait par le sujet, ça représente plus d’un demi-milliard de dollars de revenu supplémentaire par an.
Ces chiffres sont d’autant plus impressionnants, que l’étude portait uniquement sur l’écoute de vidéo par Internet sur un PC. Imaginez si l’on précisait que la TV sur Inernet peut-être regardé sur son téléviseur dans le confort du salon. Ce qui est déjà le cas avec les « set-top box» comme l’AppleTV, XBox et SlingBox, et devrait être généralisé avec l’arrivée de TV connectée à Internet.
Nous avons finalement la réponse à la fameuse question du modèle d’affaires de la vidéo en ligne que tant de personnes se posaient lors de la conférence Montréal Web Vidéo et lors de la rencontre de l’Alliance Internet. Jean-Martin Desmarais l’avait dit à la blague, ou pas, lors du panel de discussion «Je demanderais ma propre licence de distributeur sur le Net pour ChezJules.tv».
Mais, une licence a-t-elle vraiment du sens ? La toile n’a pas de frontière, et mis à part la mise en place d’un Internet à deux vitesses, je ne vois pas qui pourrait nous empêcher de créer notre propre réseau de distribution. Il n’est pas si loin le temps où chacun pourra créer son SuperClubVideotron.TV.
Publié par Zelaurent le mercredi 28 janvier 2009 à 12:25 dans Media
« Partagez et vendez vos images d’actualité» est le slogan du site français CitizenSide, qui propose un journalisme citoyen rémunéré. Avec l’application iPhone que CitizenSide vient de lancer sur l’iTunes App Store, un scoop pourra être publié instantanément.
Autant dire que ça va brasser la cage dans la profession journalistique, qui voyait déjà d’un mauvais œil l’arrivée de ces citoyens qui se prennent pour des journalistes.
Maintenant, c’est directement dans le porte-monnaie des journalistes que les apprentis reporter vont piocher leur argent. CitizenSide promet un partage de gain allant jusqu’à 75% du prix de vente du document. Le rôle du site est de faire l’intermédiaire entre les paparazzi citoyens et les grands médias à travers le monde.
Je me demande ce que mon scoop sur Join the Wave m’aurait rapporté ? Hélas, si l’application iPhone de CitizenSide permet d’envoyer directement des photos, elle n’offre pas encore la vidéo. Comme le site demande l’exclusivité des droits d’image, je n’aurais pas pu lui transmettre la vidéo que j’ai tournée sur en live Qik. Zut, voilà brisée ma carrière de Journaliste Reporter d’Image citoyen.
Publié par Zelaurent le lundi 19 janvier 2009 à 08:01 dans Media
Après mon coming out sur mon nihilisme journalistique, le sujet du blogue et du journalisme est de retour. Cette fois-ci, ce sont les journalistes eux-mêmes qui font leur coming out en assumant leur bloguitude, dans un reportage exceptionnel de France 24 sur les blogues de presse.
La presse traditionnelle s’empare enfin des blogues et ça lui réussit. 5 à 10% du trafic généré sur le site d’information proviendrait des blogues de journalistes.
Jean-Louis Missika, Sociologue des Medias, avec le blogue le journaliste rentre dans une forme d’interaction entre celui qui parle et celui qui écoute qui est radicalement différente de celle de la télévision, de la radio ou de la presse écrite. Il va même plus loin en affirmant que c’est ce que les gens vont chercher. Ils préfèrent aller lire un article d’un journaliste sur son blogue plutôt que sur sa version papier.
Dans son témoignage, Marie-Catherine Beuth souligne qu’elle n’est pas une blogueuse, elle est une journaliste qui blogue. Il semble que la différence a son importance. Vous pouvez d’ailleurs lire sa plume sur le blogue médias du Figaro.
Pour Éric Mettout, Rédacteur en Chef de l’Express.fr, le blogue permet une liberté de parole, une certaine décontraction et une formulation au « je» qui est normalement proscrit par la profession. Pour lui, un article de blogue rédigé par un journaliste n’a pas moins de valeur qu’un article traditionnel, il est seulement différent.
Publié par Zelaurent le vendredi 16 janvier 2009 à 15:40 dans Affaires
Quand un homme de 164 ans vous prédit l’avenir, vous l’écoutez avec attention. C’est exactement ce que fait le cabinet Deloitte, fondé en 1845, avec ses prédictions en technologies, médias et télécommunications (TMT). Cette année, j’ai l’immense plaisir de participer aux présentations officielles de ses fameuses prédictions.
En toute transparence, je dois avouer que j’interviens comme conseiller et producteur pour Deloitte Canada. L’amie Katheline Jean-Pierre m’a ouvert la porte d’un des plus grands cabinets d’audit et de conseil au monde. Je travaille notamment sur la stratégie sociale (multi)media des Deloitte TMT Predictions 2009.
Mardi et mercredi prochain, vous pourrez suivre en direct vidéo sur Ustream les 30 prédictions en technologies, médias et technologies que va dévoiler Duncan Stewart, Directeur de recherche et analyse pour Deloitte et conseiller auprès du Financial Post et de CBC. Je vous invite à écouter ce comptable à la valise, comme l’aime à le décrire notre Michelle adorée.
D’ici là, vous pouvez commencer à poser vos questions à Duncan et à son équipe par l’intermédiaire du compte Twitter de Deloitte Canada. Pourquoi ne pas en profiter pour faire vos propres prédictions ?
Publié par Zelaurent le samedi 13 décembre 2008 à 16:47 dans Opinion
Par l’entremise du Stéphane Guérin, j’ai récupéré sur le blogue de 90 degrés une conversation houleuse lancé par Étienne Denis sur le rôle des blogueurs comparé à celui des journalistes. Comme je l’explique dans mon commentaire, autant le regard dédaigneux des journalistes sur les blogueurs m’agace au plus haut point, autant je dois reconnaître que le mélange des genres ne me fait pas plus plaisir.
J’estime avoir une rigueur proche du journalisme quand j’écris mes articles. J’aime à croire que mes textes apportent quelque chose à ceux qui les lisent. Pourtant, je suis totalement conscient du conflit d’intérêts inhérent aux informations que je diffuse.
Que ce soit pour mon blogue personnel, professionnel. ou pour les blogues d’associations que j’anime, c’est clairement une démarche de communication que je mets en place, accompagnée d’une stratégie de marketing réfléchie.
Je ne peux donc pas raisonnablement affirmer, ou même penser que je suis un journaliste. Je suis tout au plus un bon communicateur/marqueteur. Je pense que mon état est partagé par 99% des blogueurs d’affaires. Au-delà de la polémique qui fait du « hit» , nous devrions nous regarder en face avec un peu d’humilité, et reconnaître que nous ne sommes que des blogueurs.
Publié par Zelaurent le mardi 04 novembre 2008 à 12:52 dans Politique
Pour ces élections les plus médiatiques de l’histoire américaine, c’est le média citoyen qui risque de faire la différence. Afin de ne pas retrouver la suspicion qui flottait autour des élections de 2004, des citoyens se sont pris en main pour créer le projet Video the Vote. Dans les bureaux de vote des 50 états de notre voisin du Sud, des caméras vont surveiller la bonne tenue des élections. Attention aux manipulations électorales !
Listes incomplètes, bureaux de vote ouverts en retard ou urnes défaillantes. Les vidéos prisent en 2004 et 2006 sont accablantes pour la démocratie américaine. Il ne faut pas oublier que G. W Bush aurait été réélu avec seulement 500 voix sur 200 millions d’électeurs.
Si j’étais citoyen américain, je serais en ce moment dans un bureau de vote avec ma caméra pour relever les témoignages des électeurs. Cependant, il n’est pas question d’arriver avec ses grands chevaux pour faire son spectacle. Pour faire un bon vidéo électeur, David Ardia, Directeur du Citizen Media Law Project, prescrit 4 règles d’or :
1. Suivez les règles
2. Soyez discret
3. Ne pas interférer avec l’organisation
4. Respecter les zones autorisées
Video the Vote est bien sur Twitter, qui sert de principal outil de communication aux organisateurs. Vous pouvez suivre les dernières nouvelles et même participer en utilisant le tag #vtv.
Pour les accros de l’information, en plus de Twitter, je vous propose de brancher votre iPhone sur les résultats détaillés des élections grâce à une application dédiée, pour savoir en direct qui de Barack Obama ou John McCain va gagner. Et vous, qu’allez-vous faire de votre soirée ?
Publié par Zelaurent le lundi 20 octobre 2008 à 11:56 dans 3 min en vidéo
J’entame la série « 3 min en vidéo» avec le test de la version Web de Joost, la plateforme de diffusion de vidéo des créateurs de KaZaA et Skype. Innovant en 2006, Joost n’est aujourd’hui plus le seul à proposer des films et des séries TV. Voici en 3 minutes ce qui va changer dans le nouveau Joost.
MAJ 17/12/2008 : Joost arrête son logiciel PC/Mac pour se concentrer sur sa version Web. « As of Friday, Dec. 19th, you will no longer be able to watch videos in the Joost software application« .
Quand un sujet arrive dans les médias, c’est qu’il est déjà trop tard pour en parler. Twitter a fait les honneurs de 2 journaux québécois la semaine dernière, avec un article dans Les Affaires et un autre de Alain McKenna dans La Presse. J’ai eu le plaisir d’être interviewé sur le sujet par ce dernier.
Quand je lis le blogue de mes amis, je pense qu’il n’y a plus grand-chose à ajouter sur Twitter, l’outil de microblogging par excellence. Mais, comme Alain McKenna m’a posé la question, je ne pouvais le décevoir.
Je ne vais pas vous refaire l’article d’Alain qui vulgarise assez bien le phénomène Twitter. Ce qui m’a marqué le plus, c’est une question que les journalistes posent souvent à propos des nouveaux outils de communication Web (aka 2.0) : Citez-moi des entreprises québécoises/canadiennes qui les utilisent ?
Je vous avoue que la réponse commence généralement par un grand moment de silence. Après avoir cité les Obama, Dell et autre CNN, il est difficile de trouver des références 100% du cru. Il y a pourtant des médias comme Radio Canada et Canoë qui s’y essayent. Michelle Blanc a aussi listé les politiques qui ont des comptes Twitter.
Grâce à ma moitié qui représente les hôtels Fairmont, j’ai appris qu’ils avaient ouvert un compte Twitter (@fairmonthotels). Malgré des investissements internationaux, Fairmont reste canadien avec un siège à Toronto. Voici enfin l’exemple d’une compagnie du pays qui utilise Twitter.
Quand on y regarde de plus prêt, on s’aperçoit que toutes ses entreprises/politiques/organisations gardent leur vieux réflexe de communication unilatérale. Le test est assez simple, envoyez un message @nomdelorganisation et attendez une réponse. Résultat : 99% de chance de ne pas avoir de retour.
Si vous n’avez pas le temps ou les moyens de communiquer avec ces outils, la meilleure chose pour ne pas se faire montrer du doigt est certainement de s’abstenir. Car si le Web est puissant, il peut s’avérer aussi casse-gueule.