Publié par zelaurent le mardi 04 novembre 2008 à 12:52 dans Politique
Pour ces élections les plus médiatiques de l’histoire américaine, c’est le média citoyen qui risque de faire la différence. Afin de ne pas retrouver la suspicion qui flottait autour des élections de 2004, des citoyens se sont pris en main pour créer le projet Video the Vote. Dans les bureaux de vote des 50 états de notre voisin du Sud, des caméras vont surveiller la bonne tenue des élections. Attention aux manipulations électorales !
Listes incomplètes, bureaux de vote ouverts en retard ou urnes défaillantes. Les vidéos prisent en 2004 et 2006 sont accablantes pour la démocratie américaine. Il ne faut pas oublier que G. W Bush aurait été réélu avec seulement 500 voix sur 200 millions d’électeurs.
Si j’étais citoyen américain, je serais en ce moment dans un bureau de vote avec ma caméra pour relever les témoignages des électeurs. Cependant, il n’est pas question d’arriver avec ses grands chevaux pour faire son spectacle. Pour faire un bon vidéo électeur, David Ardia, Directeur du Citizen Media Law Project, prescrit 4 règles d’or :
1. Suivez les règles
2. Soyez discret
3. Ne pas interférer avec l’organisation
4. Respecter les zones autorisées
Video the Vote est bien sur Twitter, qui sert de principal outil de communication aux organisateurs. Vous pouvez suivre les dernières nouvelles et même participer en utilisant le tag #vtv.
Pour les accros de l’information, en plus de Twitter, je vous propose de brancher votre iPhone sur les résultats détaillés des élections grâce à une application dédiée, pour savoir en direct qui de Barack Obama ou John McCain va gagner. Et vous, qu’allez-vous faire de votre soirée ?
Publié par zelaurent le lundi 20 octobre 2008 à 11:56 dans 3 min en vidéo
J’entame la série “3 min en vidéo” avec le test de la version Web de Joost, la plateforme de diffusion de vidéo des créateurs de KaZaA et Skype. Innovant en 2006, Joost n’est aujourd’hui plus le seul à proposer des films et des séries TV. Voici en 3 minutes ce qui va changer dans le nouveau Joost.
Quand un sujet arrive dans les médias, c’est qu’il est déjà trop tard pour en parler. Twitter a fait les honneurs de 2 journaux québécois la semaine dernière, avec un article dans Les Affaires et un autre de Alain McKenna dans La Presse. J’ai eu le plaisir d’être interviewé sur le sujet par ce dernier.
Quand je lis le blogue de mes amis, je pense qu’il n’y a plus grand-chose à ajouter sur Twitter, l’outil de microblogging par excellence. Mais, comme Alain McKenna m’a posé la question, je ne pouvais le décevoir.
Je ne vais pas vous refaire l’article d’Alain qui vulgarise assez bien le phénomène Twitter. Ce qui m’a marqué le plus, c’est une question que les journalistes posent souvent à propos des nouveaux outils de communication Web (aka 2.0) : Citez-moi des entreprises québécoises/canadiennes qui les utilisent ?
Je vous avoue que la réponse commence généralement par un grand moment de silence. Après avoir cité les Obama, Dell et autre CNN, il est difficile de trouver des références 100% du cru. Il y a pourtant des médias comme Radio Canada et Canoë qui s’y essayent. Michelle Blanc a aussi listé les politiques qui ont des comptes Twitter.
Grâce à ma moitié qui représente les hôtels Fairmont, j’ai appris qu’ils avaient ouvert un compte Twitter (@fairmonthotels). Malgré des investissements internationaux, Fairmont reste canadien avec un siège à Toronto. Voici enfin l’exemple d’une compagnie du pays qui utilise Twitter.
Quand on y regarde de plus prêt, on s’aperçoit que toutes ses entreprises/politiques/organisations gardent leur vieux réflexe de communication unilatérale. Le test est assez simple, envoyez un message @nomdelorganisation et attendez une réponse. Résultat : 99% de chance de ne pas avoir de retour.
Si vous n’avez pas le temps ou les moyens de communiquer avec ces outils, la meilleure chose pour ne pas se faire montrer du doigt est certainement de s’abstenir. Car si le Web est puissant, il peut s’avérer aussi casse-gueule.