Avant, il y avait les sites de commerce électronique. On faisait ses achats de Noël perdu et seul devant son écran. C’était triste et tellement monotone. Un jour, Clavardon est arrivé sur le Web. Les internautes commencèrent à rentrer en conversation avec les boutiques en ligne. Ils purent inviter et tenir la main de leurs amis et leur famille pour s’engager dans un ludique magasinage 2.0.

Clavardon n’est pas un conte de Noël, mais bien une vraie application Web que Jonathan Stoikovitch, PDG de la société Sosign Interactif, nous présente aujourd’hui sur Intruders.


Mais où va-t-il chercher toutes ces idées? Pierre-Antoine Fradet, Président de GroupeX2, est un serial entrepreneur du Web. Après QuebecBuzz (Digg like), Katode (Youtube like), MonPlanVert (communauté sur l’écologie) et Atedra (régie publicitaire en ligne), c’est au tour de MonArcade (petits jeux Flash en ligne) de voir aujourd’hui le jour.

Pourquoi une telle boulimie du Web ? En confession sur l’oreiller, Pierre-Antoine nous explique les secrets du développement de sites communautaires, du Web 2.0 et du fameux UGC (contenu générés par les utilisateurs). Le concept serait à priori déclinable à l’infinie. En plein développement de nouveaux projets, Pierre-Antoine ne semble pas vouloir s’arrêter là. Affaire à suivre !


Le petit gars d’Hawaï a lâché les planches pour surfer sur le Web. Candidat démocrate à l’investiture pour les présidentielles Américaines de 2008, Barack Hussein Obama apporte beaucoup de fraîcheur avec son style et ses idées. Son site Internet se devait de refléter cet état d’esprit. BarackTV est au coeur de la stratégie Web du candidat, qui fait une grande place au développement de communautés en ligne.

Choix technique

barack 2008 300x79 Web, Vidéo et Politique : BarackTV casse la baraqueBarackTV a retenu les services de Brightcove. Concurrent de Youtube et autres Dailynotion, la société originaire de Cambrigde propose des solutions de publication et de monétisation de vidéos en ligne.

À l’image de Blip.TV ou Stage6, Brightcove met l’accent sur la qualité de l’image et sur la création de chaînes TV Internet personnalisables. Dans le cas présent, l’intégration de la solution de Brightcove se fait de façon transparente.

Ce qui frappe le plus en arrivant sur BarackTV, c’est la taille de la vidéo. Obama nous offre du grand écran de qualité (format 4/3) avec un démarrage rapide des vidéos. Rapide, mais pas automatique, à l’inverse de PR TV et Webcameron qui nous impose la lecture de leur vidéo dès le chargement de la page.

  • Pistes vidéo : TrueMotion VP6, 480 × 360, 25 fps, 600 kbps
  • Pistes audio : MPEG Layer-3 Audio stereo, 22.05 kHz, 64 kbps

Pour la version Espagnole de sa TV Internet, Obama utilise la solution « Project ReadOn » de sous-titrage, ou plutôt de transcription des vidéos. Une fenêtre s’ouvre au-dessus du lecteur vidéo pour faire apparaître une traduction espagnole des interventions d’Obama. BarackTV est un des premiers à avoir créé un partenariat avec Project ReadOn.

Le Style

BarackTV joue clairement à l’américaine : un héros, une belle histoire, une musique de cinéma, des enfants, des regards touchants… nous avons tout pour faire une affiche de rêve. Les vidéos des conférences, entrevues de Barack Obama et de ses supportes sont réglés comme du papier à musique. Le style est presque trop parfait et manque un peu de spontanéité.

Dans son discours, Barack Obama indique qu’il n’y a pas d’Amérique noir, pas d’Amérique blanc, pas d’Amérique latino… mais qu’il n’y a que les États-Unis d’Amérique. Pourtant, la Web TV d’Obama est à l’image du conventionnalisme américain. Il y a une place pour les femmes, une pour les étudiants, les enfants et surtout une partie entièrement en Espagnole.

Médias sociaux

baracktv 150x89 Web, Vidéo et Politique : BarackTV casse la baraqueEn faisant le choix d’une plateforme connu et utilisé du grand public (Brightcove), contrairement à une solution professionnelle (Yacast et CastUP), BarackTV se positionne comme un média proche des internautes (du peuple), avec les mêmes codes de communication.

Avec Brightcove, BarackTV bénéficie également d’une expertise du partage de vidéos. Tous les outils de promotion en ligne sont présents : envoyer par courriel, code pour insertion dans un site/blogue, flux RSS… et la possibilité de bloguer directement la vidéo que l’on a sous ses yeux.

Au pied de la page d’accueil de barackobama.com nous apercevons la liste des liens vers les sites communautaires (Facebook, MySpace, Youtube, Flickr, etc.). C’est dommage que ces liens ne soient pas présents sur l’ensemble du site. Dans BarackTV, il est par exemple impossible de retrouver la chaine Youtube d’Obama. Il faut passer par le menu du lecteur vidéo pour avoir le flux RSS du podcast de Brightcove. C’est un peu fastidieux comme manipulation.

Conclusion

Barack Obama semble être partout dans les médias et sur le Web. On le retrouve même chez le géant Google. Une chose est certaine, le budget dédié au Web est conséquent et rend un peu pâlot le site Internet et la Web TV d’Hilary Clinton.

Comme Nicolas Sarkozy a son Loic Le Meur, nous pourrions parier que Barack Obama a son Tim O’Reilly, le père du Web 2.0. Avec le site du candidat républicain, nous entrons directement dans la campagne électorale 2.0.

Pour Fred Wilson et Donna Bogatin, Barack Obama serait même allé trop loin dans l’utilisation des médias riches et des communautés en ligne. Trop de Web2 tue le Web2 ? C’est vrai que tous les internautes ne sont pas au fait des derniers outils technos du Web. Mais, laissons-leur au moins la chance d’essayer de se les approprier.

M.A.J : Obama Beats Clinton in Online Video Streams by 3-1, Nielsen……Obama’s Online Video Strategy is « More Agressive, » CNN’s John King.


Vincent Abry est statisticien de formation. Il aurait pu se passionner pour la pêche, la cuisine ou encore collectionner des canettes de bière, mais il a décidé de se plonger dans le Web. À la fin des années 90, il a connu les joies du Web1 avec le développement de sites de trading.

Depuis le 16 janvier 2006, date d’ouverture de son blogue, Vincent est en totale immersion avec le Web 2.0 et le marketing. C’est d’ailleurs le titre de don carnet Web. Depuis, sa plume a trouvé des inconditionnels avec une belle réputation sur la toile, plus d’un millier d’abonnés à son fil d’information et une bonne place dans les classements en tout genre.

Après une courte étape en France, Vincent est revenu au Canada. Entre temps, il a ramené dans ses bagages la start-up Kappea. Vincent nous parle justement des récents développements de ce spécialiste des petites annonces inversées, qui devrait faire parler de lui en Amérique du Nord. En complément d’information, vous pouvez aussi visionner le screencast de Kappea et l’entrevue de son gérant, Joël Bohrer, réalisé par Thierry Bézier.

PS: Vincent ne faisait pas encore partie de la gang d’Intruders.TV Canada quand cette entrevue a été réalisée. Par contre, ça a peut-être joué pour sa présente collaboration.

EN: Interview with Vincent Abry, blogger, Web2 expert and partner with Kappea.

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