Publié par Zelaurent le lundi 15 juin 2009 à 10:53 dans Internet TV
Le mois dernier, Twitter publiait un communiqué pour expliquer qu’ils ne préparaient pas une émission de télévision. La rumeur fut lancée par Verizon qui lance un nouveau service de Web-video-TV. Le service FiOS TV de Verizon permet de regarder sur son écran de télévision des vidéos en provenance de Dailymotion, Veoh et Blip.TV. Comme un Media Center, FiOS TV peut également lire les vidéos enregistrés sur son ordinateur. Enfin, Verizon teste l’ajout de Widgets Facebook et Twitter qui offriraient une interaction avec ses réseaux sociaux à même sa TV.
Avec FiOS TV, l’objectif de Verizon est de créer le chênon manquant entre Web et télévision. Dans la réalité, il ne s’agit que de fonctions « intelligentes» ajoutées à sa boîte de réception de télévision par câble, et qui n’offrent rien de plus qu’une Apple TV ou une Xbox 360.
Je vois dans FiOS TV une tentative désespérée d’un câblo opérateur pour ramener la Web vidéo dans ses services payants. Il vous coûtera en effet 47,99 $ (US) pour profiter des joies de la vidéo Internet sur votre petit écran. J’ai un peu l’impression que quelqu’un cherche à m’avoir en me vendant une seconde fois la voiture que j’ai achetée la veille.
Internet va définitivement arriver sur notre téléviseur. C’est déjà le cas pour une minorité d’amateurs de technologies qui n’ont pas peur de brancher Apple TV, Xbox, Boxee ou d’autres set top box. Tout ce qui ira dans le sens d’une simplification de la connexion est une bonne chose.
En tant que consommateur, je n’admettrais pas que l’on me charge un abonnement supplémentaire. En tant que professionnel du Web et de la vidéo, je conseillerais aux fournisseurs d’accès Internet de se réjouir que les clients restent encore chez eux.
Un petit regard outre-Atlantique nous montre qu’il est possible d’offrir plus pour le même prix, tout en gagnant plus d’argent. La compagnie Free le fait depuis 10 ans avec son abonnement à 29,99 € et sa Freebox survitaminée aux services multimédias. Pourquoi ne serait-ce pas possible en Amérique du Nord ?
Publié par Zelaurent le lundi 25 mai 2009 à 07:54 dans Technologie
Je vous annonce que VideoPress revient sur le Web. Pour ceux qui connaissent l’histoire de mon association avec Christian Aubry, je vous dis tout de suite que ça n’a aucun rapport. Automatic, la compagnie à l’origine de Wordpress, vient de sortir un service de vidéo blogue ultra simple et tout inclus. VideoPress est une option de Wordpress.com qui offre l’hébergement de vidéos et un lecteur vidéo Flash pour 5$/mois.
Mettre en ligne un blogue vidéo devient aussi simple que d’intégrer une photo dans un article. Les vidéos sont gérés directement dans la librairie multimédia de son blogue Wordpress, à hauteur de 2 GB par fichier ! Attention, il ne s’agit pour l’instant que d’un service disponible uniquement sur la plateforme hébergée de Wordpress.com.
Il y a deux aspects que je trouve particulièrement intéressants dans VideoPress. Tout d’abord, lelecteur vidéo Flash gère 3 niveaux de qualité de vidéo qu’il transforme en fichier MP4 h.264 : standard (400 px à 796 kb/sec.), DVD (640 px à 1528 kb/sec.) et HD (1280 px à 3128 kb/sec.). Il dispose aussi d’une fonction export (code embed).
Enfin, VideoPress créé automatiquement un feed Media RSS que l’on peut soumettre à des diffuseurs de vidéo podcast comme iTunes et Miro.
Si je devais donner un conseil (gratuit) pour un futur vidéo blogueur, ou même une WebTV en herbe, ce serait de prendre le service VideoPress de Wordpress.com avec un nom de domaine personnalisé. Pour un montant ridicule, vous avez toute l’infrastructure pour promouvoir simplement et efficacement votre contenu.
Publié par Zelaurent le lundi 27 avril 2009 à 10:55 dans Internet TV
Alors que les câblodistributeurs défendent bec et ongle leur poule aux d’or, le Web grignote inexorablement des parts de marché à la télévision conventionnelle. Si les consommateurs du petit écran sont prêts à débourser mensuellement plusieurs dizaines de dollars pour leur programmes favoris, auront-ils le même réflexe payant pour regarder de la vidéo par Internet ? Une récente étude de The Diffusion Group tend à dire que oui.
Avant tout, il faut préciser que je parle de contenu vidéo que l’on retrouve habituellement à la TV, séries, émissions ou films, en opposition au contenu généré par l’utilisateur (UGC) qui représente plus de 90% du Web.
Selon l’étude de TDG, les résultats sont plus que probants :
* 48% sont prêts à dépenser jusqu’à 10$ en plus de leur abonnement TV mensuel
* 12% payeraient jusqu’à 15$ par mois
* 7% dépenseraient 20$ et plus par mois.
TDG estime que 29% des abonnées à Internet par le câble sont prêts à dépenser 10$ en plus par mois pour avoir le plaisir de regarder la TV sur leur ordinateur. Pour Comcast, qui a 4,35 millions d’abonnés Internet et qui esttrès intéressait par le sujet, ça représente plus d’un demi-milliard de dollars de revenu supplémentaire par an.
Ces chiffres sont d’autant plus impressionnants, que l’étude portait uniquement sur l’écoute de vidéo par Internet sur un PC. Imaginez si l’on précisait que la TV sur Inernet peut-être regardé sur son téléviseur dans le confort du salon. Ce qui est déjà le cas avec les « set-top box» comme l’AppleTV, XBox et SlingBox, et devrait être généralisé avec l’arrivée de TV connectée à Internet.
Nous avons finalement la réponse à la fameuse question du modèle d’affaires de la vidéo en ligne que tant de personnes se posaient lors de la conférence Montréal Web Vidéo et lors de la rencontre de l’Alliance Internet. Jean-Martin Desmarais l’avait dit à la blague, ou pas, lors du panel de discussion «Je demanderais ma propre licence de distributeur sur le Net pour ChezJules.tv».
Mais, une licence a-t-elle vraiment du sens ? La toile n’a pas de frontière, et mis à part la mise en place d’un Internet à deux vitesses, je ne vois pas qui pourrait nous empêcher de créer notre propre réseau de distribution. Il n’est pas si loin le temps où chacun pourra créer son SuperClubVideotron.TV.
Publié par Zelaurent le lundi 23 mars 2009 à 10:24 dans Conférence
La conférence Montréal Web Vidéo 2009 se tiendra le jeudi 2 avril à l’ETS de Montréal. Je vous propose de gagner 2 places, qui sont peut-être les dernières disponibles, pour assister à une journée de conférence intense sur les enjeux de la vidéo Internet, son évolution et les modèles d’affaires qui se dessinent.
Comme j’avais eu le plaisir d’offrir 2 billets d’entrée pour le dernier Webcom Montréal, je vous propose de participer au plus simple des jeux pour gagner votre place pour assister à la conférence Montréal Web Vidéo 2009. Dites-moi simplement ce que vous aimeriez retrouver comme sujets et conférenciers sur le vaste thème de la vidéo Internet.
Pour avoir discuté avec les organisateurs, Éric Giguère et Guy-Charle Pelletier, ils ont une réelle envie d’améliorer la formule et de répondre aux interrogations des acteurs du secteur. C’est pour ça qu’ils sont venus me voir pour les aider à faire le lien avec vous pour préparer les prochaines éditions.
J’ai déjà eu des commentaires sur la programmation de cette 2e édition de Montréal Web Vidéo. Certains souhaitent par exemple voir davantage de producteurs de contenus. D’autres aimeraient que la WebTV prenne plus de place.
C’est le moment d’exprimer ce que vous avez sur le coeur, de dire ce qui vous motiverait à passer une journée entière à parler de vidéo en ligne. L’espace commentaire vous est grand ouvert. N’hésitez pas à utiliser la fonction vidéo commentaire de Seesmic. L’insciption est facile et gratuite. Je ferais un tirage au sort lundi prochain, 30 mars, pour connaître les 2 heureux élus.
Je vous invite également à laisser un commentaire vidéo sur le blogue de l’ami Sylvain Carle qui animera le VideoCamp, “une session générée par les utilisateurs“, à la fin de Montréal Web Vidéo.
Publié par Zelaurent le jeudi 12 février 2009 à 15:13 dans WebTV
Je n’ai l’habitude de pluguer des WebTV québécoise, même s’il y en a beaucoup de qualité, mais c’est surtout que mon ami Dominic Arpin fait tellement mieux ça que moi. Je vais quand même faire une exception avec MaBlonde.TV que je viens de découvrir (en regardant mes stats Google Analytics. Leur blogroll m’apporte quelques visiteurs). Tout ça pour dire que j’aime bien cette blonde, qui me fait penser à la blonde de Un gars une fille (version made in France). WebtvHebdo m’apprend que le producteur, Emmanuel Marian Tremblay, a tourné cette série avec une caméra RED HD, un petit bijou de technologie qui n’a rien à envier au matériel de la télévision.
Publié par Zelaurent le lundi 09 février 2009 à 17:37 dans WebTV
J’aurais pu également titrer « Le Club social de TV5 découvre la WebTV, cet animal étrange qui ne rapporte pas une cent« . Entre les boissons énergisantes Redbul et le DJ Ghislain Poirier, la Webtélé fait une drôle d’apparition au Club Social.
Les professionnels de la télévision qui animent le Club Social sur TV5 ont traité avec sérieux leur sujet. Pour parler de WebTV, ils ont rencontré Annie Bélanger et Anne-Marie Bergeron de Urler.TV, le projet collectif que j’adore. L’auteur-compositeur/interprète/producteur/humoriste Ghislain Taschereau présente sa TVPT.TV. Enfin, Martin Lessard traite avec justesse la problématique de la survivance de la WebTV québécoise.
To be or to do be broadcasted
L’ami Martin, qui intervient notamment à l’INIS, note les trois pouvoirs de la vidéo
- Produire
- Diffuser
- Rejoindre
Si les deux premiers sont aujourd’hui offerts à tout le monde, caméra numérique dans la main droite et Youtube dans la main gauche, le pouvoir de rejoindre reste plus difficile à acquérir. Pour Martin, « Le pouvoir de rejoindre a été créé dans la TV traditionnelle par un effet de rendez-vous« . Heureusement, ceux qui contrôlent ou accèdent aux réseaux sociaux pourraient recréer artificiellement ce pouvoir.
Être ou ne pas être crédible
Je sors d’une fort instructive rencontre avec une jeune productrice qui se lance dans la jungle télévisuelle. Sans même parler de TV Internet, l’idée de diffuser son contenu sur la toile paraissait être limite incongrue. Pour la majorité des professionnels de l’image, une vidéo de qualité ne peut être diffusée qu’à la télévision ou au cinéma.
Cette notion d’amateurisme est soulignée avec humour dans le reportage du Club Social. Les interludes de Dave sont là pour rappeler que la WebTV, ce n’est pas du sérieux. Il faut lire le commentaire de Martin sur son propre article pour comprendre le fossé qui existe encore entre le monde de l’Internet et celui de la télévision.
Pour conclure, je reprendrais les mots de Sieur Martin, pour lequel il est possible de diffuser n’importe quoi sur le Web, mais « Ce n’est pas en faisant n’importe quoi que l’on va s’attirer n’importe quelle audience« .
Publié par Zelaurent le mercredi 04 février 2009 à 14:32 dans WebTV
Un petit mot pour partager avec mes lecteurs mon plaisir à retrouver 2 de mes rendez-vous les plus excitants du mois. L’équipe de Urler.tv, la WebTV québécoise la plus créative de la place, a eu la bonne idée de marier sa diffusion publique au Yulblog, la rencontre de blogueur la plus célèbre de la planète (si, si). Je ne sais pas encore si je vais venir en toge, je peux déjà vous assurer que je vais profiter à plein de cette épicurienne soirée. Rendez-vous à 18h00 à la Quincaillerie, 980 Rachel Est à Montréal.
Publié par Zelaurent le mercredi 14 janvier 2009 à 12:08 dans WebTV
Suite à une belle discussion sur la WebTV québécoise avec Alain Mckenna, ce dernier a publié à un article aujourd’hui dans le journal La Presse. Au côté de Martin Lessard, j’ai essayé de répondre à l’épineuse question du modèle d’affaires de la Webtélé et de sa percée auprès du grand public.
Le problème de la WebTV au Québec et de son modèle d’affaires n’est pas nouveau. Avec un groupe de producteurs locaux, nous nous étions retrouvés il y a un an pour étudier la question. La question majeure est celle de la taille du marché et du volume de publicité que nous étions capables d’attirer. Clairement, la diffusion dans la seule langue de Molière n’était pas suffisante, en l’état actuel du marché et de sa faible maturité.
Aujourd’hui, les acteurs sont plus nombreux, et surtout la qualité des productions est grandissante. Dans le même temps, les technologies pour accéder à ses contenus en ligne sont plus nombreux et meilleur marché. Au-delà des iPhone, médias center et des boites comme l’Apple TV, des téléviseurs commencent à se connecter directement à Internet pour récupérer des vidéos de Youtube ou d’autres plateformes.
Il faudra attendre que le grand public adopte plus massivement ce type de consommation vidéo en ligne pour que les commanditaires s’intéressent réellement à la WebTV. Car le nerf de la guerre est bien l’argent. Si on produit une série vidéo en ligne, c’est pour le plaisir, mais c’est aussi pour en vivre un jour ou l’autre.
La porte de sortie honorable de la WebTV viendra peut-être d’Internet ! En effet, Internet est bien plus large que le Web. Internet est disponible sur de multiples plateformes. Le mobile est certainement celle qui va offrir les débouchés les plus rapides et les plus lucratifs pour la production vidéo en ligne. Encore une fois, il suffit de jeter un regard sur les usages en Asie et en Europe pour constater que le mobile permet déjà une source de revenus importante pour les créateurs de contenu.
Maintenant, il reste à savoir si l’effort doit venir des producteurs eux-mêmes, des diffuseurs, des commanditaires ou des fournisseurs d’accès Internet et mobile.
Publié par Zelaurent le samedi 29 novembre 2008 à 16:10 dans WebTV
Long vient de m’apprendre la triste nouvelle, la WebTV Mobuzz vient de fermer ses portes. Pour moi, s’était pourtant le meilleur exemple de ce qu’il fallait faire: des nouvelles quotidiennes, courtes, punchy, drôles et surtout très ouvert, avec des abonnements RSS, iTunes, iPod, Mobile, etc.
Merci à l’équipe de Mobuzz pour ces 4 ans de divertissement. J’espère vous revoir pour une nouvelle aventure
Publié par Zelaurent le vendredi 28 novembre 2008 à 09:51 dans Pub
Suite à ma conférence au Webcom Montréal, Guillaume Brunet m’a invité à donner un cours au DESS de HEC sur le thème de la vidéo en ligne et de ses applications marketing. J’ai apprécié la discussion avec mes élèves d’un jour. Une question m’a particulièrement marqué : Comment bien utiliser la vidéo dans les bannières publicitaires Web ?
Je déteste les bannières vidéo ! La réponse fut apparemment un peu déstabilisante pour mon public. Comprenez-moi, j’ai étudié dans la pub au milieu des années 90, et je suis de la génération qui a vécu et étudié l’oeuvre de Jacques Séguéla, pape du pop-art publicitaire. Depuis, j’en suis revenu et j’ai évolué avec mon temps.
Comme je répète régulièrement mon dégout pour la publicité en pre-roll dans les vidéos en ligne, je crie haut et fort l’inadéquation des bannières vidéo dans leur forme actuelle. Elles apparaissent habituellement comme un furoncle sur une page qu’on est en train de consulter. Le pus jaillit à la moindre maladresse du curseur, pour nous déverser un flot de platitudes coloré sur un produit qu’on déteste avant même de le connaître.
La bannière publicitaire vidéo est à l’opposé de l’effet de longue traine et de tout ce que permet le Web moderne. Ce format fait appel à la mémoire instantanée, celle que vous avez déjà oubliée. Pour preuve, qui peut me donner 2 exemples de bannières vidéo qui l’ont réellement marqué et incité à aller vers le produit en question ?
Le client est celui qui se fait le plus floué, car la bannière vidéo a certainement le pire retour sur investissement du Web. Entre les frais de production et de diffusion, je n’imagine pas une campagne à moins de 100 à 500 K$. Pour le même montant, vous pourriez vous offrir une WebTV qui diffusera un épisode par semaine pendant un an. Ces vidéos seront vues, échangées et discutées pendant des années après leur diffusion. Ça, c’est du retour sur investissement !